Site web : www.sosrosarno.org
Produits : agrumes, huile d'olive, conserves. La plupart des produits de notre gamme proviennent de ces producteur·ices.
SOS ROSARNO – DES PRODUITS où QUALITÉ rime avec SOLIDARITÉ.
Tous·tes les producteur·ices sont des petit·es agriculteur·ices, qu'iels soient indépendant·es ou membres de coopératives. Iels emploient de manière permanente les travailleur·euses engagé·es pour la récolte, dont plus de 50 % sont des personnes issues de l'immigration. Iels font partie du circuito della solidarietà con gli africani di Rosarno (cercle de solidarité avec les Africain·es de Rosarno) et, en raison de l'échec total de la politique d'immigration de l'État, ne peuvent subvenir à leurs besoins les plus élémentaires que grâce au soutien d'organisations de la société civile. C'est pourquoi une partie du prix de tous les produits est affectée au financement de projets qui défendent les droits des travailleur·euses agricoles, ainsi qu'à des projets alternatifs en Italie et à l'étranger visant à promouvoir la souveraineté alimentaire et l'autodétermination des communautés locales.
Nous sommes ici pour saluer les ami·es qui nous ont rejoints au cours des deux années d'existence de SOS Rosarno, pour accueillir les nouveaux venu·es et pour inviter d'autres personnes à se joindre à la fête. Cela peut paraître étrange, mais c'est dans cet esprit que nous travaillons jour après jour. Au cœur des contradictions les plus vives d'une région difficile (la partie la plus pauvre de l'Italie), aux côtés et en collaboration avec les plus démuni·es parmi les démuni·es, qui viennent ici à la recherche d'un emploi. Et qui y trouvent l'exploitation. Notre méthode ? Répondre à la souffrance en créant de l’espoir et des opportunités. La souffrance d’un territoire peu développé et dégradé, la plaine de Gioia Tauro en particulier, et toute la Calabre et le sud de l’Italie en général. Ici, avec la crise, le chômage augmente deux fois plus vite qu’en Italie du Nord et l’émigration atteint à nouveau les niveaux d’après-guerre… La souffrance de milliers de personnes qui viennent d’Afrique et d’Europe de l’Est, car c’est ici, dans ces limbes, qu’on peut trouver refuge quand la crise chasse les plus faibles. C’est ici que les travailleur·euses migrant·es issus des circuits de production les plus développés, ou celleux que l’on qualifie d’illégaux·ales simplement parce qu’iels n’ont pas de papiers, trouvent une chance de survie grâce au travail au noir. Et c’est précisément là que nous intervenons, en réunissant les plus faibles entre elleux afin qu’iels découvrent à quel point iels peuvent devenir forts une fois uni·es.
Cette année, notre activité s'est développée et a naturellement intégré des compagnon·nes de voyage qui faisaient déjà partie de notre réseau et qui ont désormais rejoint SOS Rosarno. En effet, sur tout ce que nous proposons ici, une partie des recettes est reversée à des projets qui viennent en aide aux migrant·es présent·es dans notre région, et une autre partie est consacrée au projet que nous construisons ensemble.
Nous avons parfois appelé ce projet une « nouvelle civilisation paysanne », et nous entendions par là tous les domaines de la société. À l’exception des dominants (c’est-à-dire ceux qui dominent sur les plans économique, social, politique… et humain), car la nouvelle société que nous construisons est dépourvue de domination ; car une société fondée sur la terre détermine, économiquement et symboliquement, la manière dont l’activité humaine est pensée et menée dans tous les autres domaines : qu’il s’agisse de services ou de technologies, de loisirs ou de l’activité culturelle elle-même, dans laquelle s’expriment les valeurs qui déterminent les comportements… tout est orienté vers le respect de la Terre et la coexistence harmonieuse de cellux qui y vivent.
Voici notre projet. Telle est notre mission. Voici notre proposition.
Ce texte est une traduction abrégée de la rubrique « À propos de nous » du site web de SOS Rosarno.
